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Rêveries
Si jamais tu reviens, un beau jour, me saluer
Me reconnaîtras-tu après toutes ces années
Serais-je encore pour toi celle que tu as aimée
Au printemps de ta vie en tes folles années.
Reverrais-je dans tes yeux l’étincelle d’amour
Qui brillait autrefois au temps des heureux jours
Les années ont passé, ma mémoire a gardé
Le souvenir intact d’un visage adoré.
Aurais-tu oublié nos baisers, nos caresses
Aurais-tu effacé ces moments de tendresse
Notre amour de jeunesse est-il enseveli
Au fond de quelque tombe au cimetière de l’oubli.
Je voudrais remonter dans les couloirs du temps
Afin de t’enlacer ne serait-ce qu’un instant
Sentir tout contre moi la chaleur de ton corps
Te dire, mon cher amour, combien je t’aime encore.
La ronde des beaux jours à nouveau s’est ternie
Je me retrouve seule face au grand infini
La mer a effacé les merveilleux émois
Que nous avions, ensemble, sur la plage, toi et moi.
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