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Rêveries
Homme de l’an Deux Mille redresse-toi et veille
Aux portes de l’abîme écoute et tends l’oreille
Les oiseaux de malheur sont là pour te détruire
Ils avancent à pas lents ne cherchant qu’à te nuire.
Mystère insoupçonné de la folie humaine
Vent de la démesure tu souffles et tu ramènes
D’horribles immondices, odeurs de mort, de sang
Qui se soucie de vous ô pauvres innocents
Vies cachées des flots bleus, créatures de Dieu
Faut-il vous dire ce soir un tout dernier adieu
Devons-nous accepter sans un mot, sans un cri
La vision désertique des océans taris
Qu’en est-il du bonheur, qu’en est-il de la vie
Quelques billets de plus et voilà, c’est l’orgie
Sur la mer déchaînée dansent les semeurs de mort
Mais chez toi, bien au chaud, tu ris et tu t’endors.
Vautré dans l’inconscience tu soupires à ton aise
Tu crois que le malheur n’est pour toi que fadaises
Ta propre destruction, tu l’attends, tu la rêves
Tu nais sous les étoiles mais tu meurs sur la grève.
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