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Rêveries
Dieu sait si j’ai rêvé aux portes des chapelles
Qu’un jour le ciel s’entrouvre
Et qu’enfin j’y découvre
Tous ceux que j’ai aimés sur cette pauvre terre
Tous ceux qui ont pleuré, tous ceux qui ont souffert.
Vous qui avez dansé au son des ritournelles
Vous dont le pas léger courait vers l’avenir
Vous qui avez connu la joie du devenir
Ne nous oubliez pas
Du ciel guidez nos pas.
Vous avez su marier les rires et les pleurs
Dans vos mains se croisaient les grains de chapelet
La foi vous a guidés, seuls à vos yeux perlaient
La peur du lendemain
Les affres du destin.
Merci pour la tendresse tant de fois distribuée
Merci pour les baisers sur nos joues enfiévrées
Rien ne pourra combler l’absence si pesante
Ce soir, je vous écris d’une main chancelante
Où donc vous cachez-vous
Mais le ciel est si sombre et seule dans la pénombre
Je perçois les murmures de vos voix oubliées
Je revois vos visages qui courent dans les nuages
Est-ce un mythe, un mirage
Seulement l’éternité.
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